Accueil | Plan | Introduction | Les Exigeances | Projet Technique | Conclusion | Sources  
Airbus A380

5/Immobilisation au sol des appareils :

a. les escales

Le challenge des ingénieurs était de s’assurer que l’embarquement et le débarquement des voyageurs, ainsi que le temps de ravitaillement aux escales, n’induiraient pas de délais rédhibitoires susceptibles de réduire l’avantage conféré par le plus grand nombre de passagers.
La solution a été pour les ingénieurs l’emploi massif de technologies innovantes. Ainsi, pour débarquer les passagers, nettoyer l’avion, faire le plein de carburant de ses réservoirs de plus de 300.000 litres et embarquer les voyageurs, il faudra compter seulement 5 à 10 minutes de plus que les 1h30 nécessaires au Boeing 747-400 qui embarque environ le même nombre de passagers.

Ensuite, on pouvait penser que la stature de géant de l’A380 le pénaliserait et ralentirait les manœuvres sur le tarmac, ou limiterait ses facilités de décollage et d’atterrissage.
Mais au contraire, non seulement il égale la vitesse ascensionnelle de son concurrent direct, le Boeing 747-400, pourtant moins lourd et plus petit, mais encore il se révèle parfaitement manœuvrable dans les limites des pistes et dans les zones d’embarquement actuelles des aéroports.

Le temps d’escale sera donc réduit au maximum vu la taille de l’avion. Mais l’avion énérera tellement de turbulences au décollage qu’un risque a été évoqué par certains : il est possible qu’aucun avion ne puisse décoller pendant plusieurs minutes après le décollage de l’A380.

 

b. la maintenance

La maintenance des avions représente une grande partie du prix du billet d’avion. En effet, il faut prendre en compte les coûts d’entretien et de réparation, mais aussi les coûts d’immobilisation au sol, puisque plus l’immobilisation est longue et plus le manque à gagner est important.

Pour gagner en rapidité et ainsi réduire le temps d’immobilisation au sol, les techniciens ont désormais recourt à l’informatique dans toutes les étapes de leur travail, que ce soit dans la recherche des pannes ou dans leur réparation.
La première tâche du mécanicien est la détection des pannes et des réparations nécessaires. L’utilisation accrue des nouvelles technologies permet de plus en plus de remplacer des interventions de contrôle jusqu’alors périodiques par des opérations d’entretien effectuées en fonction de l’état d’usure des pièces. Par exemple l’endoscope est couramment utilisés pour inspecter l’intérieur des moteurs sans les démonter.

Pour concevoir l’A380, les ingénieurs ont donc dû être tout particulièrement attentifs à faciliter la maintenance.
Ainsi, l’A380 disposera d’un poste muni d’un ordinateur dans le cockpit même et uniquement destiné au technicien de maintenance. Toutes les informations concernant l’avion sont centralisées sur ce seul ordinateur présent dans le cockpit alors que les équipements d’autodiagnostic étaient auparavant dispersés et demandaient l’utilisation de plusieurs ordinateurs.
Là où l’A380 innovera principalement, c’est dans le domaine des systèmes de liaison de données, lui permettant de communiquer avec des ordinateurs au sol sans l’intervention des pilotes, et de surveiller depuis le sol l’avion en temps réel.
Les pilotes bénéficieront en vol de l’affichage plus clair et plus complet des données relatives à l’appareil sur des écrans à cristaux liquides à la surface 60% plus importante par rapport aux cockpits usuels.
Un technicien au sol pourra même effectuer des tests sur les différents systèmes de l’avion et détecter les opérations d’entretien nécessaires, et ce avec un taux très faible de fausses alertes. Une solution peut ainsi être trouvée pour réparer en vol grâce par exemple à une remise à zéro du système, ou, s’il s’agit d’une panne matérielle, la centrale de maintenance communiquera l’information à la prochaine escale où les mécaniciens pourront se préparer à réaliser l’opération. Les documents électroniques leur permettent en effet d’obtenir immédiatement la procédure à suivre.

Ces systèmes vont également permettre l’anticipation des pannes grâce au suivi de l’évolution de différents paramètres, ce qui permet de choisir le moment où l’on remplace une pièce.

 


 

 

 

 

Accueil | Plan | Introduction | Les Exigeances | Projet Technique | Conclusion | Sources 
© 2005 TPE A380 [Jérôme Hosdez]

Toute reproduction est interdite, la propriété intellectuelle est un droit.