
3/Un enjeu essentiel : le pétrole
L'aviation est encore aujourd'hui dépendante du pétrole, la disparition du pétrole provequera-t-elle la fin de l'aviation?Un avion récent consomme en moyenne 3litres par passager aux 100km: les trajets étant souvent plus long qu'en voiture(consommant environ 10 Litres pour 100Km pour 4personnes), on peut considérer que l'avion est le moyen de transport consommant le plus à l'heure(30litres par heure par passagers)...Les coût occasionnés sont enormes, par exemple 16% du prix de votre billet sert à payer l'essence. Il semble donc important pour l'avenir de diminuer la consommation de ces engins volants.
En effet, les problèmes actuels que connaissent les compagnies aériennes sont dus en partie aux cours du pétrole. Nous allons donc voir comment les cours du pétrole évolue actuellement et ainsi montrer la nécessité de renouveler la flotte aérienne poru des avions plus économiques.
Les attentats du 11semptembre ont été un facteur déclenchant la crise pétrolière, après la légère hausse consécutive à ceux-ci,une baisse de la demande en fuel d'aviation et des perspectives de stagnation de la croissance économique qui prévalaient jusqu'alors, les cours ont à nouveau plongé et l'OPEP a décidé de réduire sa production à partir de janvier 2002. Depuis les cours ne cessent de s'envoler,la moyenne des prix était de 20$ environ sur la période 1985-2000 alors que depuis 2000, celle-ci est de 29$.". 2004 est un exemple très parlant: le marché a été très tendu et les prix ont augmenté de manière très forte (la plus forte progression enregistrée depuis le début des années 1980). Cette hausse s'explique notamment par le dynamisme de l'économie chinoise et l'émergence de pays nouvellement industrialisés qui tendent à augmenter leur consommation d'énergie ainsi que par l'amélioration des conditions économiques dans certaines régions du monde et en particulier aux États-Unis mais aussi à cause des tensions aux Moyen-Orient ou des problèmes au Vénézuela et en Russie. Pour faire face à cette situation, l'OPEP a décidé de remettre la baisse prévue de ses quotas de production à plus tard pour enrayer la flambée des prix. Pour ce faire, l'Arabie saoudite, tout d'abord, puis l'OPEP ensuite ont décidé d'élever respectivement leurs quotas de production. Cependant cette augmentation des quotas de production ne constitue qu'une trève provisoire, en effet les cours vont augmenter encore suite à l'augmentation de la consommation et à la baisse de la production: l'aviation a déjà été fortement touchée par les premières augmentations si celà continue les problèmes ne risque-t-il pas de se renforcer?En effet la production actuel ne devra pas être réduite face à l'épuisement des réserves?

Evaluer les réserves de pétrole est une question importante afin de gérer au mieux cette ressource non renouvelable. En effet, une fois l'ensemble des ressources pétrolifères épuisées, cette source d'énergie sera définitivement tarie. Cependant les réserves évoluent sans cesse, et contrairement à ce qu'on pourrait penser les réserves identifiées (ou prouvées) n'ont jamais été aussi importantes qu'à l'heure actuelle : les estimations varient entre 140 Gt (giga tonnes ou milliards de tonnes, équivalent à 1050 Gb ou giga barils) d'après le Oil and Gas Journal (OGJ) et 160 Gt (1200 Gb) d'après l'US Geological Survey (USGS). En se basant sur la consommation actuelle de pétrole, ces chiffres nous mèneraient entre 53 et 63 ans de production (suivant les ressources). Le tableau ci-dessous indique la répartition des réserves de pétrole prouvées en fonction des différentes zones géographiques de production.
Part des régions dans les réserves mondiales prouvées de pétrole brut en pourcentage


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